Les 7 plus gros challenges de la vie d’un adulte zèbre

Il est temps d'en finir avec le mythe du surdoué ultra intelligent que tout le monde envie, parce qu'il réussit tout. Être un adulte zèbre, ou surdoué, ce n'est jamais aussi sexy que ce que l'on pense.

Tu ne sais pas ce qu'est un zèbre ? Commence par lire cet article.

La preuve que ce n'est pas si sexy ?

Elle arrive tout de suite : ce sont les 7 plus grosses difficultés de la vie d'un adulte zèbre. Je les ai tirées de ma propre expérience, mais je sais qu'au-delà de ce qui m'est propre, elles parleront à beaucoup d'autres zèbres.

Ces difficultés concerneront peut-être davantage les zèbres complexes que les zèbres laminaires. J'explique la différence ici.

Attention ! Je ne veux pas victimiser les zèbres. Les difficultés à suivre peuvent être aussi difficiles à vivre pour l'entourage que pour les zèbres eux-mêmes. Je sais par exemple que je ne suis pas facile à vivre.

Mais cet article n'est pas une excuse pour se lamenter et ne rien faire, c'est un tremplin pour mieux se comprendre, entre zèbres et non zèbres. Et grâce à une compréhension plus fine de leurs plus gros challenges, les zèbres pourront trouver des solutions plus efficaces.

Sans plus attendre, voici ce pour quoi tu es venu·e.


Adulte zèbre - Les 7 pires difficultés quand on est zèbre - haut potentiel - surdoué

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Les 7 plus grosses difficultés de la vie d'un adulte zèbre

Être zèbre donne de superbes capacités, c'est indéniable. Mais chaque capacité amène son lot de difficultés, chaque atout a son revers de médaille.

Pour schématiser, on pourrait séparer ces difficultés en 3 grands axes :

  1. Comment profiter sereinement de la vie
  2. Comment trouver sa place sans avoir l'impression de se trahir
  3. Comment s'accomplir sans mettre de côté les deux points précédents

Tu te diras peut-être que dans une certaine mesure, tout le monde souffre de ces problèmes. C'est vrai, tu as raison. Mais la particularité des zèbres, c'est qu'ils sont souvent plus intenses, et leurs difficultés aussi. À cause de leur fonctionnement particulier, ce sont des challenges de tous les jours, et il est vital pour eux de les résoudre.

Et tout de suite, le premier challenge...


1. Arrêter de penser et profiter de manière insouciante

surefficience mentale : arrêter de penser quand on est zèbre / surdoué

Quand on est zèbre, les informations circulent très vite dans le cerveau.

  • Au premier abord, ça peut paraître cool : on pense plus vite.
  • Mais l'inconvénient se fait vite sentir : on ne peut pas s'arrêter de penser.

Jeanne Siaud-Facchin, la spécialiste des zèbres le décrit très bien :

Chez le zèbre, penser, c’est vivre. Il n’a pas le choix. Il ne peut arrêter cette pensée puissante, incessante qui, sans relâche, scrute, analyse, intègre, associe, anticipe, imagine, met en perspective… Aucune pause. Jamais. Alors, il pense sur tout, tout le temps, intensément.

Cette pensée incessante est associée à une hyperlucidité et une hypervigilance, qui nous font voir constamment...

  • Nos propres capacités et surtout nos propres défauts.
  • Les problèmes et souffrances dans le monde, leur urgence et leur complexité.
  • Le fonctionnement des autres, leurs défauts, leurs insécurités, leurs schémas.
  • La mort qui nous guette, le temps qui passe, l'impermanence de la vie.
  • Bref, des choses joyeuses quoi ! 😉

Alors oui, les zèbres pensent plus vite. Mais on pense aussi plus vite à la mort, à la souffrance dans le monde et autres questions anxiogènes. Au quotidien, on est souvent perdus dans notre tête, enveloppés d'un brouillard mental qui analyse et imagine compulsivement, sans jamais vraiment être là, à profiter. C'est le revers de la médaille.


2. Faire de son hypersensibilité non plus un fardeau, mais une force

Enfant courant de joie sous la bruine - Hypersensible et heureux

L'hypersensibilité est très courante chez les zèbres, et quand on ne sait pas la gérer, elle peut vite devenir un calvaire. Être hypersensible, ça veut dire qu'on est très sensible...

Un "rien" peut nous faire pleurer, ou rire, ou nous mettre un colère. Et ce qui est un rien pour les autres, est souvent une montagne pour nous. On n'arrive ni à faire taire nos pensées, ni à faire taire nos émotions. Et le problème c'est que les deux travaillent souvent de concert.

Par exemple si je reçois une critique, celle-ci va me faire d'autant plus mal que mon hypersensibilité et ma pensée incessante s'entretiennent mutuellement : mes émotions ramènent plus de pensées, qui ramènent plus d'émotions, et je tombe dans un cercle vicieux d'autoflagellation, jusqu'à ce que la critique ait perdu toute substance. Pour certaines critiques, ça peut durer trois looongues journées.

Si on stresse pour une présentation à l'oral, on va atteindre des niveaux de stress extrêmes. Si on est déprimés, on sera TRÈS déprimés, si on est en colère, on sera TRÈS en colère, si on est joyeux on sera TRÈS joyeux, et si... oui, t'as compris la chanson.

On capte toutes les émotions des autres, comme une éponge, et on finit la journée épuisés et débordés d'émotions qui ne sont même pas les nôtres. Si quelqu'un pleure, on pleure, si quelqu'un a peur, on stresse.

Enfin les lumières vives, les conversations simultanées, le moindre bruit ou la foule nous épuisent et nous submergent d'informations que notre cerveau n'arrive pas à gérer.

La plupart des gens ne comprennent pas cette sensibilité extrême. Ils pensent qu'on exagère, qu'on joue la comédie, qu'on ne fait pas d'efforts. On n'est pas pris au sérieux. Et on se sent d'autant plus inadaptés.
Pourtant, l'hypersensibilité peut être d'une richesse inestimable, à condition qu'on apprenne à la gérer au mieux. J'explique ma stratégie dans cet article.


3. Renoncer à vouloir sauver le monde, mais essayer quand même

Vouloir sauver le monde et syndrome du sauveur quand on est un adulte zèbre / surdoué / hypersensible avec de l'hyperempathie

En plus d'être hypersensibles, les zèbres sont souvent de grands idéalistes. Quand ils voient comment le monde est, ils voient surtout ce qu'il pourrait être.

Leur grande lucidité leur fait prendre conscience très tôt de l'urgence et de l'ampleur des problèmes dans le monde.

Exemple au hasard... la crise climatique.

Et leur grande empathie leur fait porter le poids et la souffrance du monde sur leurs petites épaules. Quand les autres enfants se demandent comment ils vont gagner le prochain combat de cartes Pokémon, les enfants zèbres se demandent comment ils vont sauver le monde...

Je te dis pas la pression !

Devant l'immobilisme de certains amis, qui me disaient "À quoi bon être écolo ? Puisque personne ne fait rien", je ressentais toute l'urgence de la situation, je stressais et j'enrageais :

Mais comment vous pouvez dire ça ? Si on s'y met tous ensemble on peut y arriver ! Et puis on n'a plus le temps d'être pessimistes, maintenant il faut agir ! C'est sûrement pas en attendant que les autres s'y mettent qu'on va y arriver !

Quand on ressent si fort les problèmes des autres qu'ils deviennent comme les nôtres, on a tendance à se perdre. Essayer d'aider chaque personne qui souffre sur notre chemin, se donner pour une cause... jusqu'à parfois s'oublier. C'est la difficulté quand on est hyperempathique.

Pendant longtemps, et même encore aujourd'hui, je me suis mis la responsabilité de sauver le monde. Bah oui, il faut bien que quelqu'un s'en charge.

Devant mon impuissance face à l'ampleur de ces problèmes, j'ai parfois envie de faire l'autruche, de ne plus en entendre parler pour ne plus souffrir. Mais si je fais ça, je ne fais plus avancer la cause... Et c'est là toute la difficulté :

Accepter que je ne pourrais pas sauver le monde... mais essayer quand même, à mon échelle.


4. Continuer de viser haut, et s'aimer en attendant

perfectionnisme chez l'adulte zèbre : continuer de viser haut, et s'aimer en attendant, sans auto critique

Le perfectionnisme est un mécanisme de protection chez beaucoup de zèbres. Mais pas le perfectionnisme tout gentil tout mignon qu'on sort comme "défaut" à un entretien d'embauche... Non non. Le perfectionnisme qui peut faire très mal.

  • Vouloir sauver le monde, c'est une des manifestations de mon perfectionnisme.
  • Ma susceptibilité à la critique, c'en est une autre : je voudrais être parfait, et chaque critique pointe en quoi je ne le suis pas encore, alors ça fait mal.

Là où chez les zèbres le perfectionnisme prend des proportions démesurées, c'est quand il s'allie à notre hyperlucidité pour pointer tous nos défauts, nos incohérences et nos erreurs. Même quand tous les autres nous félicitent et ne nous disent que du positif, nous, on a vu les défauts, et on ne les laissera pas passer... Alors on s'auto critique.

C'est d'ailleurs cette tendance à voir constamment leurs propres défauts qui nourrit un grand syndrôme de l'imposteur chez beaucoup de zèbres : "Les autres ont l'air de savoir ce qu'ils font, alors que mes défauts sont si évidents... Un jour ils se rendront compte que je ne suis qu'un·e imposteur."

Parler en public, ça a toujours été un défi pour moi.

Ça me terrifiait, mais mes tripes me criaient que c'était important. Que je devais le faire.
C'est aussi là où mon perfectionnisme se manifestait le plus...

  • Avant un discours, je stressais à mort parce que je voulais que ça soit parfait.
  • Pendant le discours, je tremblais de peur parce que la pression était trop forte.
  • Après le discours, même si tous les retours étaient positifs, je n'étais pas satisfait parce que ça n'avait pas été à la hauteur de mes attentes, et je pensais tout de suite au prochain objectif.

Ça ne m'apportait aucune émotion positive, et pourtant je continuais, parce que pour m'approcher de ma vision de la perfection, et pour casser avec mon ancienne timidité, je me devais de savoir parler en public. Ce n'est pas pour rien que ce site s'appelle Charisma for the People...

L'avantage du perfectionnisme, c'est qu'il nous pousse à viser haut et repousser nos limites. Après tout, j'avais une peur panique de parler en public, mais j'ai quand même cherché à faire un TEDx Talk... et j'ai réussi !

Le problème, c'est que le perfectionnisme ne prend en compte que la destination, pas le chemin pour y arriver...

Sauf que le bonheur, c'est le chemin : c'est à la fois avancer vers un idéal, et savourer ce qu'on a sur la route. 

À toujours viser plus haut, je ne remarquais même pas mes progrès, j'oubliais de les apprécier et j'attendais d'être parfait pour me donner de l'amour.

Le challenge, c'est donc d'accepter qu'on est humains, que parfois on échoue, et que c'est comme ça qu'on apprend. Continuer de viser haut, parce que c'est une force, mais ne pas oublier de s'aimer en attendant, parce que c'est ce qui nous fait apprécier le chemin.


5. Étancher sa soif de sens et de connexion

connexion et empathie : construire des relations qui nous rendent heureux

Comme beaucoup de zèbres, j'ai une grande soif de sens.

  • Je cherche à comprendre le sens de ma vie et je me pose beaucoup de questions existentielles.
  • Je cherche des conversations et des connexions transcendantes avec les autres.
  • Je cherche à vivre des expériences qui me transforment et me font grandir... constamment.

Comme j'ai un grand besoin de sens, ma vie me parait en manquer facilement.
Et dès que ma vie manque un peu de sens, elle me parait fade, bien trop fade.

Je ne peux pas me contenter d'une vie fade, d'une vie superficielle. J'ai besoin de sentir que j'avance vers un idéal, un absolu. J'ai besoin d'avoir le sentiment que j'accomplis ma vocation, mon ikigaï, ma mission sur Terre... Quel que soit le nom que tu lui donnes.

Je suis persuadé que la vie c'est bien plus que ce que la société nous promet. Bien plus que faire des études, trouver un CDI, se marier, avoir des enfants et faire une crise de la quarantaine. D'ailleurs, si la crise de la quarantaine existe, c'est bien que d'autres sont d'accord avec moi.

Le problème, c'est qu'avec de telles attentes, et un tel besoin de sens, dans ma vie et dans mes relations, dès que ma vie manque un peu de sens, j'ai l'impression de passer à côté de ma vie.

Et je mets une grosse pression...

  • Sur moi, pour trouver ma voie et donner du sens à ma vie.
  • Sur mes proches, pour avoir des discussions toujours plus profondes et des connexions toujours plus fortes.

Ce besoin de sens se retrouve donc dans mes relations. Je déteste tout ce qui est faux ou superficiel.
Je suis exigent, et je sais que ce n'est pas facile d'être mon ami : mes amis confirmeront. Je donne beaucoup, mais j'attends beaucoup aussi. Je peux remuer ciel et terre pour un ami... Et couper tout contact si je réalise que je suis le seul à faire des efforts. J'idéalise facilement les gens, et je suis tout aussi facilement déçu. 

Tu me diras : il suffit de descendre tes attentes.
Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Ça fait partie de mon fonctionnement. Si je me force à faire des compromis, j'ai l'impression de me trahir. Et ça je ne peux pas le supporter.

C'est compliqué pour mes proches, et c'est compliqué pour moi.
Et ceci nous amène au point suivant :


6. S'adapter pour s'intégrer, sans trahir son individualité

Adulte zèbre surdoué : faut il être un mouton pour s'intégrer ?

Le comportement des zèbres peut être décalé, dérangeant, voire démesuré.
Ce qui est sûr, c'est qu'il n'est ni pratique, ni accomodant :

  • Entre l'hypersensibilité, qui impose des besoins différents de la majorité...
  • La susceptibilité, où l'on a parfois l'impression de marcher sur des oeufs...
  • L'hyperanalyse, qui soûle les gens à force de tout décortiquer...
  • Le perfectionnisme, qui impose des exigences intenables aux autres...
  • L'hyperlucidité, qui voit tous les défauts quand les autres ne voient que du positif...
  • Et l'idéalisme, qui dérange et remet en question tout ce qui n'agit pas pour le "bien"...

Bref, les zèbres ne sont pas faciles à vivre.

Et là vient le plus gros dilemme interne, que j'appelle...

Le conflit Authenticité VS Appartenance.

Pour rappel, les zèbres représentent 2% de la population. Quand on est une minorité à avoir un fonctionnement qui détonne autant avec le reste du monde, ce conflit devient un élément central de notre vie.
À force d'être critiqués sur notre fonctionnement, on finit par se demander :

Dans quelle mesure est-ce que je devrais m'adapter pour m'intégrer ?
Par exemple apprendre à gérer la critique, renoncer à certaines convictions, taire tes émotions...

et

Dans quelle mesure est-ce que je devrais plutôt adapter mon environnement à mon fonctionnement ?
Par exemple, t'entourer de personnes qui te conviennent, déménager, changer de job...


Dans le même principe, si tu vis dans une ville, et que tu ne t'y sens pas bien...
Est-ce que tu changes pour t'adapter à la ville... ou est-ce que tu changes de ville ?

Le compromis n'est pas si facile...


D'un côté, on vit en société et on doit s'adapter.
Et en s'adaptant, en repoussant ses limites, on progresse.
C'est d'ailleurs aussi ça l'intelligence : la capacité à s'adapter.


Mais de l'autre côté, à trop s'adapter, on finit par se perdre.
J'ai un ami zèbre qui est h24 sous médocs, parce qu'à force de s'être adapté depuis tout petit, il a oublié de construire qui il était vraiment. Hardcore.

  • Parfois, on ne veut pas s'adapter :

Quelle que soit la pression du groupe, je ne remangerai jamais de viande, pour "faire plaisir" ou pour "ne pas déranger". Mes convictions morales sont bien plus importantes que les états d'âme de mes pairs.

  • Mais d'autres fois, on ne peut pas s'adapter :

Ce n'est pas faute d'essayer, mais je ne peux pas supporter la foule et le bruit trop longtemps. En concert, je ne peux tenir que quelques heures avant de saturer. De même, j'ai beau essayer de blinder ma sensibilité et mon empathie, si je suis entouré de personnes négatives trop longtemps, je déprime.

Et les zèbres reçoivent beaucoup de critiques là-dessus : Oh tu pourrais quand même faire un effort. Mais ce que les gens ne comprennent pas, c'est que parfois on n'y peut rien !

Il faut donc faire la part des choses entre :

  • Ce que tu peux changer, parce que ça se travaille.
  • Ce que tu veux changer, quand ça correspond à tes goûts et valeurs.
  • Ce que tu ne peux pas changer, parce que c'est inhérent à ton fonctionnement.

C'est la fameuse citation de Marc Aurèle :

Donne moi la force de changer ce que je peux changer,
le courage d'accepter ce que je ne peux changer,
et la sagesse de distinguer l'un de l'autre.


Attention ! Je ne veux surtout pas victimiser les zèbres.
Certains confondent ce qu'ils ne peuvent pas changer avec ce qu'ils ne veulent pas changer. Au moindre reproche de la part des autres, ils mettent tout sur le dos du zébrisme, comme si ça pouvait justifiait à quel point ils sont insupportables :
"Tu comprends pas ! Je ne peux pas changer, je suis surdoué : c'est le monde qui est contre moi..."

Je veux juste montrer à quel point le problème est épineux.
Parfois ça vaut le coup de s'adapter pour vivre en société. Travailler sur sa susceptibilité par exemple.

Mais dans la majeure partie, il vaut mieux adapter ta vie pour qu'elle réponde à ton fonctionnement. C'est plus productif que l'inverse et sur le long-terme, c'est plus facile.


7. Trouver sa place dans le monde, même si ça implique de se la construire

Adulte zèbre : comment trouver sa place dans le monde ? Faut-il se la construire ?

Être zèbre, c'est donc être décalé par rapport aux autres, mais aussi par rapport au système. Un système qui peut manquer de sens, et qui ne valorise qu'une seule voie professionnelle, celle de nos parents : 

  1. Tu feras des études.
  2. Tu trouveras un CDI.
  3. Tu monteras en grade dans la même boîte toute ta vie.

Système qui commence à manquer de sens pour tout le monde d'ailleurs, zèbres ou non.
Et de par leur décalage, leur idéalisme et leur refus de faire des compromis sur leurs valeurs : 

La réaction Système rigide + Zèbre peut faire BOOM !

Près d'un tiers des enfants zèbres se retrouvent en échec scolaire, un quart ne va pas jusqu'au bac. J'ai plusieurs amis zèbres qui ont arrêté leurs études juste avant la dernière année, parce qu'ils se sentaient oppressés par le système scolaire et ses normes rigides et insensées.

À côté de ça, zèbres sont parfois qualifiés de multipotentiels. Ça veut dire qu'ils ont beaucoup de passions très différentes, et que c'est un calvaire de devoir renoncer à leurs autres potentiels pour n'en développer qu'un sur le plan professionnel.

Comment choisir une seule voie parmi toutes celles qui m'appellent ?

Souvent, la solution c'est d'inventer son propre métier : à défaut de se trouver une place toute faite dans la société, on doit se la construire.

Beaucoup de zèbres ont trouvé leur vocation en devenant entrepreneurs ou indépendants. Parfois en construisant un métier à la croisée de tous leurs potentiels. On les appelle les slasheurs. Emilie Wapnick, celle qui a popularisé le terme mutipotentiel, est musicienne, compositrice, web designer, réalisatrice de film, écrivaine, étudiante en droit et entrepreneuse. Waow !

Se lancer sur une voie que personne d'autre n'a explorée, au moins autour de toi, c'est à la fois grisant et flippant...

  • Grisant parce que tu innoves et tu te construis une voie sur mesure et pleine de sens. 
  • Flippant parce que ton entourage ne comprends pas forcément, et parce que ton chemin est pavé de doutes et d'incertitudes.

Et quand notre décalage avec le système nous a fait nous sentir décalés et inadaptés, il faut une bonne dose de courage pour oser se lancer sur sa propre voie. Sans aucune autre certitude que cette vision qui brûle au fond de nous...


Et maintenant ?

zèbre ou surdoué

Comme toute personne, zèbre ou non, on a un potentiel, et le plus beau cadeau qu'on peut faire, à nous-même et au reste du monde, c'est de révéler ce potentiel. Le chérir, le nourrir, et le faire rayonner.

Si tu es zèbre, et que tu t'es reconnu·e dans ces difficultés, ce n'est pas une fatalité. Reconnaître ces problèmes, c'est un tremplin pour mieux les résoudre. Quand on a bien défini le problème, la solution n'est plus très loin...

Alors si tu veux exploiter ta douance pour mieux vivre avec... Je te conseille ces articles :

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Loïc


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Loïc

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