Bilan personnel 2021 : mes erreurs, mes réussites, et la suite

Dans les lignes qui suivent, tu découvriras mon bilan personnel pour l'année 2021 passée.
Une manière pour moi de garder le cap vers la vision que je construis, brique par brique.
Une manière aussi de regarder le chemin parcouru, et apprendre de mes erreurs.

Le bilan de l'année dernière est ici :

Et voici le plan que ce bilan 2021 va suivre :


Pourquoi ce bilan peut t'intéresser

1. En lisant ce bilan, tu sauras si ça vaut la peine de continuer de suivre mon contenu. Tu verras si nos deux philosophies de vie sont compatibles ou non. Si c'est non, je te souhaiterai bonne continuation sur ta route. Et si c'est oui, alors bienvenue dans l'aventure...

2. Ce bilan est là pour t'inspirer à écrire ton propre bilan 2021 (et voir ma méthode).
Est-ce que tu préfères perdre 30 heures de ta vie, ou 30 ans ?
Je pense qu'il vaut mieux "perdre" 1h chaque année pour faire un bilan... que réaliser dans 30 ans que tu as perdu tes 30 dernières années à avancer dans la mauvaise direction...

3. Ce bilan peut te motiver à fixer tes propres objectifs pour l'année 2022...... et te bouger pour les atteindre !


Là où je me dirige

Mon but dans la vie, c'est de créer une philosophie de vie appliquée qui aide à changer le monde pour le mieux, en commençant par se changer soi.

  • Pas besoin d'attendre un changement politique... qui n'arrivera peut-être jamais.
  • Pas besoin d'attendre que les autres changent... ça commence par toi.
  • Pas besoin de sacrifier son bonheur pour changer le monde... tu peux avoir les deux en même temps.

Une philosophie de vie qui lie enjeux personnels : faire ce que tu aimes, gagner ta vie, avoir des relations profondes... être heureux...... avec les enjeux mondiaux, notamment aider à gérer la crise climatique et contribuer à construire une société réellement équitable : 

  • Équité des genres
  • Anti-racisme
  • Droits LGBT+
  • Droits des animaux
  • Et tout ce que j'oublie...

Construire et répandre une telle philosophie de vie implique de :

  • Comprendre en profondeur le fonctionnement des gens (le thème récurrent de mes articles)
  • Développer et polir cette philosophie en la confrontant à la réalité (et notamment à tes retours)
  • La transmettre via des formations, des livres, une école...

... pour qui sait, peut-être changer le monde.

Je la construis en lisant des idées novatrices, en les testant, en discutant et en écrivant des articles pour résumer ce que j'apprends. Et pour m'assurer de garder le cap, chaque année, je fais un bilan de l'année écoulée.

Parce qu'on n'apprend pas de notre expérience, mais de notre réflexion sur notre expérience.

John Dewey


Apprenons de nos expériences avec un bilan


Ce que je voulais réaliser en 2021

Pour 2021, j'avais principalement 2 axes de travail :

  1. Continuer d'écrire et publier des articles sur ce site
  2. Continuer l'introspection pour mieux me connaitre, m'écouter et m'aimer

Pour apprendre le self love (= s'aimer), j'avais en tête de méditer et faire de la respiration selon la méthode Wim Hof.
Mais ce n'est pas en méditant que j'ai appris à m'aimer... Visiblement les méthodes douces et tranquilles, ce n'est pas mon truc. J'en parle plus bas.

Voyons tout de suite ce que j'ai vraiment fait cette année...


Ce que j'ai vraiment fait (ou vécu) en 2021

Dans les points suivants, je note à chaque fois si celui-ci était prévu ou imprévu.
Et moi qui ai une (grosse) tendance à vouloir tout planifier et contrôler...

(Oui, je suis le genre de personne qui a une "liste de choses spontanées à faire"...)

Eh bien grosse surprise : sur les 7 points que j'écris ici, je n'en avais prévus que 2...


Cette année :

1. J'ai publié 10 (gros) articles - Prévu

Je voulais continuer d'écrire et publier des articles sur ce site, en visant le rythme d'un par semaine... et j'en ai publié 10.
Comme d'habitude, j'avais les yeux plus gros que le ventre et dans ma tête je voulais en publier au moins 20-30... Mais bon... les yeux plus gros que le ventre.

Je cherche toujours à trouver mon rythme de croisière de publication, et comme tu l'as peut-être vu, mon rythme est assez irrégulier.

Ça sera mon focus de l'année à venir : publier aussi des articles plus courts, écrire davantage à l'inspiration et traiter un sujet en profondeur sur plusieurs articles plutôt qu'en un seul gros article.

Bien sûr, je ne vais pas arrêter les longs articles. Simplement, j'en publierai moins souvent.


2. J'ai passé le test WAIS et fait la paix avec mon zébrisme - Imprévu

Le test WAIS est un bilan psychologique de ton fonctionnement intellectuel.
C'est entre autres un test de QI.
C'est aussi le seul moyen validé à ce jour pour détecter si quelqu'un a un haut potentiel.

Ce site cible les hypersensibles et les personnes à hauts potentiel (= les zèbres, les HPI, les surefficients, les surdoués, les philo-cognitifs et autres synonymes).

J'avais besoin de valider objectivement que oui, j'étais bien un zèbre, et que oui, j'étais légitime pour écrire ce site.

D'une part, mon besoin de légitimité a été rempli quand j'ai eu la validation par le test WAIS.
D'autre part, en ayant la confirmation noir sur blanc de mon fonctionnement, j'ai pu faire la paix avec ce décalage que je ressentais depuis tout petit avec la plupart des gens.

Non je n'étais pas bizarre.
Simplement différent.
Simplement atypique.

Je parle de mon expérience avec le test WAIS dans cet article.

Ça m'a motivé à recadrer le positionnement de ce site :

Aider les hypersensibles et les hauts potentiels à déculpabiliser de se sentir différents, et les aider à faire de ce décalage une force, qui les rend heureux et rend le monde meilleur à leur manière.


3. J'ai créé ma micro entreprise et commencé à travailler avec Julien sur le site Organisologie.com - Imprévu

J'ai créé ce blog à la fin de mes études, pendant une longue période de chômage où je cherchais le job parfait, en attendant de vivre de ce blog. Je cherchais un travail à temps partiel, pour pouvoir continuer ce blog sans tomber dans une routine métro boulot dodo qui m'aurait fait regretter mes rêves 30 ans plus tard.

Mais je ne trouvais pas la perle rare.
Et je procrastinais la recherche de travail en écrivant ces articles...

Jusqu'à ce que je reçoive un message de la part de Julien Gueniat, du site Organisologie.com :
"Salut Loïc, est-ce que ça t'intéresserait un travail rémunéré pour mon site ?"

Ohhh yeaaah!

Julien, c'est un blogueur-youtubeur que je suis et admire depuis le début du lycée. Ça fait 10 ans maintenant. Et c'est le seul créateur de contenu que j'ai continué d'écouter tout ce temps.

En 2017, j'étais allé voir une conférence qu'il donnait sur Lyon, et j'avais échangé quelques mots avec lui. Je l'avais revu à une rencontre abonné l'année suivante.

En 2019, je me propose pour traduire ses articles en anglais, puis j'écris des articles sur son site à destination des étudiants. On finit par arrêter ces projets, mais on garde contact.

Et en 2021 il me propose de travailler avec lui. 😉

J'ai accepté, j'ai créé ma micro entreprise (je suis donc officiellement entrepreneur). Et j'ai commencé les missions freelance pour lui.

Depuis je travaille avec lui sur son site, je réponds aux questions de sa communauté, je lui fais du feedback poussé pour qu'il améliore ses formations, et je crée des partenariats avec d'autres sites.

Et de son côté, il joue le rôle de mentor pour m'apprendre les ficelles du métier de blogueur, pour un jour, proche je l'espère, vivre de ce blog et continuer de te fournir du contenu poussé de psychologie à plein temps.

Si tu lis ça Julien, merci pour tout. Je t'en suis extrêmement reconnaissant. ❤️


4. J'ai commencé à faire du bénévolat pour L214 - Imprévu

Je n'en parle pas beaucoup parce que ce n'est pas le coeur de mon message sur ce site, mais je suis végan depuis 2019 (et végétarien depuis 2016). C'est à dire que je ne consomme aucun produit d'origine animal (chair animale, lait, oeufs...) et je ne porte pas de cuir ou de laine ni je vais au zoo.

Pourquoi ?

1. Parce que j'aime les animaux, et je refuse de les faire souffrir et mourir pour mon propre plaisir. Les animaux souffrent dans les élevages et les abattoirs : il suffit de regarder les vidéos des abattoirs pour s'en rendre compte.

2. Parce que je pense que si l'on est capable d'avoir assez de compassion envers les animaux pour arrêter de les manger, on en aura plus facilement envers les autres humains.

3. Et en bonus, être végan c'est l'un des choix les plus écolos qui soient...

On me demande parfois : Pourquoi dépensez-vous autant de votre temps et d'argent à parler de la bonté envers les animaux quand il y a tant de cruauté faite aux hommes ?
Je réponds : Je travaille à ses racines.

George T. Angell

Jusque là, j'étais végan dans mon coin : mon mode de vie était végan, mais je ne militais pas.

J'ai rejoint cette année l'association française L214 de lutte pour réduire la souffrance des animaux d'élevage. J'aime beaucoup leur communication, à la fois ferme et bienveillante, et leur stratégie des petits pas qui porte ses fruits.

Tu sais, les fruits... le seul truc que peuvent manger les végans 😉


5. Je me suis installé en colocation avec mon alter ego - Imprévu

Mon alter ego, c'est Pierre. Mon grand pote Pierre.
C'est mon alter ego parce qu'on a la même sensibilité, les mêmes problèmes, et surtout...
Les mêmes aspirations.

Sans surprise, Pierre est zèbre, comme moi.
Avec lui, j'ai trouvé le partenaire de développement personnel que j'ai toujours cherché.
C'est avec Pierre que j'ai commencé les objectifs de 90 jours, par trimestre.
Et c'est avec Pierre que j'ai commencé les bilans hebdomadaires.

Pierre, c'est cet ami avec qui je peux discuter 7h d'affilée, sans creux, sans blanc, et en vouloir plus.
C'est la fatigue physique qui nous crie d'arrêter de parler et aller dormir
Et ce sont nos cerveaux qui nous crient de continuer et blablabla...

Je te souhaite de trouver un ami comme ça. Et si l'occasion se présente, de vivre avec ce genre de personnes stimulantes, avec les mêmes objectifs et valeurs que toi. Et si jamais l'occasion ne se présente pas, provoque-la ! 😉

Quand j'ai eu l'idée de la coloc, et qu'il était partant (chaud comme la braise, disons-le), j'ai eu les idées qui pétillaient pendant des jours.

On a alors cherché un appart, sur Lyon, et ça nous a pris 6 mois de recherches.
Alors autant dire que cette coloc, on la voulait.
Et début décembre, on l'a eue.

Depuis, ultra-stimulant, on avance vers nos objectifs, on parle, mais qu'est-ce qu'on parle, on refait le monde. Et surtout, on avance. Et ça, c'est beau.

C'est parti pour 2 ans.
Et dans 2 ans, je quitte Lyon pour voyager autour du monde.

Cette coloc donnera peut-être lieu à un podcast à deux sur les sujets de ce blog : je t'en parlerai quand le projet sera assez mature...


6. J'ai commencé les weekly resets - Imprévu

Le 9 septembre 2021, j'ai fait mon premier bilan hebdomadaire d'une longue série.
J'appelle ces bilans des weekly resets, parce que chaque semaine, on remet notre vie à jour :
On appuie sur le bouton reset.

J'ai commencé ce bilan avec mon grand pote Pierre et pour l'instant, on s'y tient :
On a clôturé l'année avec le 17ème bilan.
Soyons honnête, certains bilans ont sauté à cause des imprévus, mais on cherche à continuer l'habitude plutôt que tout faire parfait... Un bon exercice pour deux perfectionnistes.

Je pense que tu ne peux pas ne pas avancer dans ta vie si tu fais ce bilan chaque semaine.

Ces bilans sont à l'image de ce bilan annuel, mais à l'échelle d'une semaine.
Ils suivent la structure suivante :

1. D'abord on passe en revue la semaine précédente :

  • Nos objectifs de la semaine précédente : lesquels on a atteints ou pas, pourquoi on n'a pas réussi, comment faire mieux...
  • Ce qu'on a réellement fait cette semaine
  • Nos 3 kifs ou fiertés de la semaine

2. Puis on planifie la semaine qui suit :

  • Les 3 objectifs pour la semaine suivante
  • Les tâches importantes à réaliser

3. Enfin, on met en place une action unique pour traiter un problème récurrent qui nous empêche d'atteindre nos objectifs :

Par exemple si je passe trop de temps sur YouTube au lieu de travailler, je peux mettre en place le blocage de YouTube sur mon ordinateur avec Cold Turkey Blocker (le meilleur logiciel pour ça).

Ces weekly resets sont aussi l'occasion de corriger notre trajectoire en direction de notre objectif global pour les 90 jours, fixé au début de chaque trimestre.


7. J'ai atteint le fond de ma première pain period - Imprévu

Bo Burnham te regarde dans Inside

Bo Burnham dans sa création Inside : lui il a vu le fond de la Pain Period

Jusque là, je ne t'ai raconté que le positif qui m'est arrivé cette année.
Je peux faire semblant que cette année à été toute rose.
Mais ça serait malhonnête.

Cette année,

  • Ma copine m'a quitté, après 2 ans de relation
  • J'ai perdu ma relation avec ma meilleure amie
  • J'ai fait une mini dépression et crise existentielle
  • J'ai revécu des traumas de mon enfance que j'avais enfouis très loin
  • J'ai dit tout ce que j'avais gardé trop longtemps sur le coeur à mes proches, pendant une semaine

Ce ne sont pas les moments de bonheur qui nous laissent les leçons les plus marquantes, ce sont les moments de douleur... Et c'est comme ça que j'ai appris le plus cette année :


Ce que j'ai appris (ou réappris) en 2021

1. Il faut parfois accepter de passer par le pire pour aller vers le vraiment mieux

La Pain Period, c'est le concept de Mark Manson qui m'a mis la plus grosse claque.
C'est l'idée que pour aller mieux, vraiment mieux, et être plus authentique, il faut d'abord passer par une période douloureuse où tu vas beaucoup plus mal :

Schéma de la Pain Period

Dans cette période, tu regardes en face tes traumatismes, et tu les étales au grand jour pour les laisser partir. Concrètement, tu vas déterrer tes vieux souvenirs chargés émotionnellement que tu n'as jamais vraiment traités, et tu en parles.

À un psy, à des proches, n'importe... Tant que tu en parles.

C'est une période où ça va être moche. Ça va faire mal. Tes relations vont en pâtir.
Mais c'est une période nécessaire.

Parce que parfois, pour aller beaucoup mieux, il faut commencer par aller beaucoup plus mal.

J'ai été en Pain Period depuis le début du Covid. Le confinement m'a permis d'introspecter comme jamais auparavant, et j'ai continué comme ça jusqu'à aujourd'hui, pendant presque 2 ans. Ma Pain Period a atteint son apogée cet été avec ma rupture et le déterrage de mes traumas, pour mes 23 ans.  

Waow. C'était dur.
Putain que c'était dur.

Mais il fallait passer par là, c'était un nettoyage de mon passé nécessaire.

Je me suis senti beaucoup mieux après ce premier nettoyage.

Mais je sens qu'il y a encore beaucoup à ranger, et que je ne serai en paix qu'une fois que j'aurai vraiment traité tout mon passé. C'est pour ça que cette année, je veux plonger une seconde fois dans la Pain Period, le plus profondément possible. Pour en ressortir beaucoup plus heureux qu'avant.

Ça va faire mal, ça va être moche, mais on ne peut pas y couper, et plus vite on y rentre, plus vite on en sort.


2. On est vraiment libres qu'à partir du moment où l'on a traité tous nos traumas

Cette année, c'est aussi l'année où j'ai découvert les 11 schémas d'inadaptation de Young.
En regardant en face mes erreurs du passé, j'ai réalisé que je reproduisais souvent les mêmes schémas qui me poussaient à perdre de belles amitiés.

Je parle des schémas de Young et de ma prise de conscience dans cet article.

Ces schémas étaient là depuis l'école primaire, et j'ai compris que tant qu'ils seraient là, je ne serais pas complètement libre de mes choix : ce sont mes schémas qui dirigeraient ma vie.

On répète notamment ces dynamiques toxiques dans nos relations avec les autres :

L'amour qu'on donne aux autres est limité par l'amour qu'on se donne à soi.
Si tu as une quantité A d'amour que tu te donnes, tu ne pourras pas donner plus que A aux autres.

La façon dont on se traite est souvent un modèle pour la façon dont on traite les autres.
Si l'amour que tu te donnes est conditionnel, l'amour que tu donneras aux autres le sera aussi.

Et quand tu as des traumatismes non traités, surtout si ceux datent de ton enfance, ils se mettent en travers de ta relation avec toi-même. Tu ne te donnes pas un amour inconditionnel, parce que tout au fond de toi, ces traumatismes t'ont donné la croyance intime que...

Tu méritais tout le malheur qui t'est arrivé,
et aujourd'hui tu ne mérites pas d'amour inconditionnel.

Dans ma relation avec moi-même, je me donnais un amour conditionnel :
"Je me donnerai de l'amour si et seulement si j'accomplis assez dans ma vie."

J'avais cette croyance que pour être aimé, il fallait que j'accomplisse beaucoup.
Que sans accomplissement, je n'étais rien, je ne servais à rien.

J'ai compris que ce travail sur mes schémas était probablement le plus important de ma vie. Tant que mes schémas seraient actifs, je ne serai pas complètement maître de mes décisions.

Et pour mener une vie qui me rend fier et heureux, autant commencer ce travail maintenant plutôt que de réaliser trop tard que ce n'était pas moi qui décidait de ma vie :

Notre libre arbitre n'est possible qu'après s'être libérés de nos schémas.


3. Devenir adulte émotionnellement, c'est apprendre à agir inconditionnellement

Cette idée des stades de développement d'enfant à adulte, je la tiens également de Mark Manson dans son livre renversant Everything is F*cked :

1. Les enfants apprennent les grands principes de la vie avec des essais-erreurs guidés par le plaisir et la douleur :
Ne pas toucher le four, c'est chaud - manger des bonbons, c'est bon.

2. Puis ils grandissent et font face à des situations plus complexes, et en tirent des principes plus complexes avec plusieurs conditions. C'est le stade de l'adolescence :
Si je dis la vérité, mes parents m'en voudront moins que si je mens et qu'ils la découvrent, donc mieux vaut dire la vérité, sauf quand je peux bien la cacher.

Ces principes sont conditionnels et transactionnels : je dis la vérité pour obtenir une meilleure réaction de la part de mes parents.

3. Mais le stade adulte, le vrai stade adulte, c'est quand on apprend l'inconditionnalité :
On est honnête, pour le simple fait d'être honnête : parce que l'honnêteté, c'est la bonne chose à faire.
C'est ce que les stoïciens appellent agir selon la vertu.

L'honnêteté est une vertu.
La gentillesse aussi.
Le respect aussi.

Si tu es gentil avec quelqu'un de façon conditionnelle/transactionnelle, c'est à dire pour obtenir quelque chose de lui, c'est tordu. Ce n'est plus de la gentillesse. C'est du calcul. Et pourtant, les gens qu'on dit "trop gentils" le font tout le temps. Moi y compris (je me soigne).

Ce sont des contrats implicites du type :
Je suis gentil avec toi, je fais passer tes désirs avant les miens...
Et en échange, tu m'acceptes et me donnes l'amour que je n'arrive pas à me donner moi-même.

Ces contrats implicites créent des attentes de la part de la personne "trop gentille", des relations transactionnelles et conditionnelles, et quand la personne n'obtient pas sa part du contrat, elle se remplit petit à petit d'amertume et devient passive agressive (ou explose d'un coup sans prévenir).

Les attentes et la conditionnalité pourrissent les relations. Elles ont pourri beaucoup des miennes.

Et devenir vraiment adulte, émotionnellement parlant, c'est apprendre à agir et donner sans attente de résultats, en commençant par le faire pour soi.


4. Quand on lâche prise sur nos attentes, les opportunités s'alignent devant nous

Après avoir atteint le fond de ma Pain Period et être remonté, une chose étrange m'est arrivée :

Petit à petit, j'ai laissé tomber.
J'ai laissé tomber l'idée d'être parfait, irréprochable, dans le contrôle.

Comme si en touchant le fond, j'avais compris que c'était peine perdue.
J'avais vu tous les travers dans lesquels j'étais tombé, toutes les choses qui était hors de mon contrôle, et peu à peu, j'ai laissé tomber l'idée de tout contrôler.

Peu à peu, j'ai lâché prise.

Et c'est là que le plus surprenant est arrivé :

En sortant de ma pain period, j'ai rencontré en très peu de temps des personnes formidables, j'ai connecté très vite avec chacune d'entre elles, et beaucoup m'ont complimenté sur "l'aura sereine" que je dégageais... Compliment que je n'avais jamais reçu avant.

Comme si en allant creuser les tréfonds de mon âme à coups d'honnêteté radicale, j'avais changé quelque chose en moi, qui commençait à émerger et se remarquer.

La forme, c'est le fond qui remonte à la surface.

Victor Hugo

Comme si aussi en laissant derrière moi certaines relations, je laissais à la place à de nouvelles, mieux adaptées à qui j'étais en train de devenir.


En traversant la pain period, j'ai changé ma relation avec moi-même. J'ai en même temps changé ma relation avec le monde. J'ai arrêté d'essayer. J'ai lâché prise. Et en changeant mon regard sur le monde, le monde a changé à son tour :

Quand tu changes la manière dont tu regardes les choses, les choses que tu regardes changent.
Quand tu lâches prise, les choses s'alignent, les gens sont attirés, les opportunités te tombent dessus.
C'est presque magique.

Tu lâches prise sur les résultats, et étrangement les résultats sont au rendez-vous.
Bien plus que quand tu les attendais.

Mais c'est là le paradoxe difficile à maîtriser :

Si tu lâches prise, tu augmentes tes chances d'obtenir ce que tu veux : de nouvelles rencontres, des opportunités professionnelles...
Mais tu ne peux pas lâcher prise avec pour but d'obtenir ces choses-là. Parce que ça serait alors conditionnel et donc plus du lâcher prise : le lâcher prise, lui est inconditionnel.

Moins tu essaies, plus ça marche.

Ce paradoxe, c'est un concept qui s'appelle la loi inversée, ou Backwards Law, de Mark Manson (oui, encore lui 😉) :

Les meilleures choses dans la vie, comme l'amour, la confiance, le respect, le charisme... viennent quand tu arrêtes de les chercher. Voici l'article de Mark Manson (en anglais) pour creuser le sujet.


Ma stratégie pour 2022

Sans surprise, le lâcher prise et la résilience seront les deux thèmes principaux de mon année 2022, à la fois personnellement, et pour le contenu que je vais écrire :

Lâcher prise sur le passé, et développer sa résilience pour aller de l'avant.

Et pour faire la paix avec mon passé, mon objectif n°1 de ce trimestre est de terminer les étapes 4 et 5 du processus des 12 étapes de résilience :

Étape 4 - Cataloguer tous mes souvenirs difficiles, moments de honte ou de ressentiment durant toute ma vie.
Étape 5 - Raconter ces souvenirs à une personne de confiance, dans mon cas, mon coloc Pierre.

Un pas pour construire ma philosophie...

Et un autre pas pour la transmettre :

Mon grand objectif pour l'année 2022 sera de lancer ma première formation payante sur ce site.

Conclusion pour cette année

Est-ce que ma philosophie te parle ? Ou est-elle trop éloignée de la tienne ?

Si ma philosophie de vie ne t'a pas parlé, restons-en là : je te souhaite bonne continuation sur ta route.

Mais si ma philosophie t'a parlé... alors je te souhaite la bienvenue dans l'aventure !

Dans ce cas, dis-moi :

Quel est ton bilan pour 2021, et quels sont tes objectifs pour 2022 ?

Je suis curieux : réponds moi en commentaire ou par mail.

Sur ce, je te souhaite beaucoup de lâcher prise. 😉

Source des images : Unsplash

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Loïc

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  • Super travail!
    C’est le premier de tes articles que je lis car je me suis abonnée après ton apparition au live de Julien.
    Tu m’as particulièrement intéressée avec les schémas de Young.
    Et le point 3. Devenir adulte émotionnellement, c’est apprendre à agir inconditionnellement.
    => je me demande quel est donc le % de personne adulte émotionnellement sur cette planète ?!! Laissons nous surprendre et faisons en sorte d’en faire partie !

    L’entête de mon cerveau numérique est la citation : “Be the change that you wish to see in the world.”― Mahatma Gandhi
    alors, oui, je reste !
    Belle continuation

  • Merci Miriam !

    Oui les schémas c’est une sacrée découverte, je te conseille le livre associé : « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young, et si tu n’es pas prête à lire le livre tout de suite, mon article sur le sujet est une bonne (grosse) entrée en matière.

    En effet, je ne pense pas que beaucoup atteignent le stade adulte émotionnellement… Comme le dit Mark Manson dans son livre, il y a beaucoup de vrais adultes qui sont émotionnellement des ados, et même des vrais ados qui sont des adultes émotionnellement.

    Ah Gandhi, une sacrée source d’inspiration ! J’adore cette citation, je fais de mon mieux pour l’appliquer depuis quelques années 😉 Je suis ravi qu’elle t’inspire aussi !

    Belle continuation à toi aussi !

  • Salut Loïc,

    Très très cool ton bilan.

    À mon tour de te remercier pour ton travail. Tu complètes à merveille une de mes faiblesses (le manque de soucis pour les détails).

    Il faudra aussi que tu me dises comment tu fais pour ajouter « cliquez ici pour traduire la citation ».

    Je vais creuser la lecture sur les 11 schémas d’inadaptation de Young (tu as eu ma curiosité).

    Keep digging 😉

    J

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